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#31 - Le jeu des séries

On nous a tous conseillé une série. Et on a fini par la regarder.

C’est la même chose avec les films, les mangas, les comics, les jeux vidéos, etc.

On l’a tous fait ! Moi y compris !

Mais le problème, c’est que vous n’êtes pas forcément attiré par une série.

Vous n’avez déjà pas l’intention de la regarder, de toute façon. Et vous avez raison !

Vous n’êtes pas obligé d’imiter votre collègue, votre voisin ou un groupe.

L’autre problème, c’est qu’une fois une série terminée, on vous demandera : “Ah oui, et tu connais la série X ?”.

Sauf que vous n’en avez jamais entendu parler. Et c’est normal !

Une vie entière ne suffirait pas pour voir toutes les séries, en plus des nouvelles, qui débarquent chaque jour.

Et puis, de toute façon, une sélection naturelle se fait selon nos goûts personnels.

Le mieux est donc d’arrêter de jouer au jeu des séries, car on finit toujours par perdre.

Le mieux est de regarder les séries qui nous intéressent vraiment.

Et vous n’avez pas besoin de l’avis des autres pour ça.

#32 - L’effet mainstream

Quand on n’a pas envie d’être un mouton de la société, on n’a pas envie de faire comme tout le monde.

On n’a pas envie d’adopter les mêmes habitudes. Ou les mêmes codes.

On n’a pas envie d’écouter les mêmes musiques, de regarder les mêmes séries et de jouer aux mêmes jeux vidéos.

C’est l’effet mainstream !

Dans mon cas, plus une série est vue et plus on en parle, moins j’ai envie de la regarder.

Ça explique pourquoi je n’ai jamais regardé un seul épisode de Game of Thrones, de Narcos ou de La Casa de Papel, par exemple.

Quand une série passe à la télé, c’est encore pire !

J’ai encore moins envie de la regarder, en me disant que c’est une N-ème série B pour le grand public.

Autrement dit, une série que le grand public regarde par défaut.

Et je vous parle encore moins des séries françaises, produites par les chaînes elles-mêmes !

Plus une série de jeux vidéos est mise en avant, moins j’ai envie d’y jouer.

Ça explique pourquoi je n’ai jamais eu d’intérêt pour des séries de jeux comme Assassin’s Creed, The Witcher ou The Last of Us.

Niveau musique, je ne suis pas vraiment du genre à écouter NRJ ou les dernières modes du rap français. Même si tout n’est pas à jeter dans la nouvelle génération musicale.

Et pourtant, on a souvent tendance à considérer les titres qui passent à la radio comme des “musiques commerciales”. Pour ne pas dire des “daubes commerciales transformés en tubes pour des moutons sans culture musicale.”.

Or parmi les séries, les jeux vidéos et les titres musicaux grand public, on peut trouver des perles.

On peut citer l’exemple de certains mangas (de type shonen) comme Dragon Ball, Naruto et One Punch Man.

Tout le monde en a déjà entendu parler. Et j’ai compris pourquoi en les découvrant !

Et pourtant, j’avais une certaine appréhension pour ces oeuvres. A cause de cet effet mainstream, justement.

J’ai commencé à lire Dragon Ball à l’âge de 29 ans, aux alentours d’avril 2019.

Et j’ai regretté de ne pas avoir commencé plus tôt.

Je regrette même de ne pas m’être intéressé à d’autres grandes séries du genre, encore quelques années avant.

Comme quoi, il faut se méfier de l’effet mainstream. Parce qu’il n’y a aucune honte à apprécier une oeuvre du grand public. Quitte à se faire passer pour un nouveau “mouton”.

Il faut avant tout penser à ses goûts personnels. Et laisser ceux du groupe pour les vrais suiveurs.

#33 - Pourquoi l’anglais, c’est la base ?

On ne le (re)dira jamais assez.

L’anglais, c’est LA base pour tout polyglotte et voyageur qui se respecte !

C’est surtout vrai pour deux raisons :

1) Les pays anglophones (et anglophiles)

Si on souhaite se rendre dans un pays anglophone (comme le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande), l’anglais s’avérera indispensable.

C’est aussi une langue utile dans les pays anglophiles, et plutôt habitués au tourisme.

On peut citer les pays nordiques (Norvège, Danemark, Suède, Finlande), les Pays-Bas, l’Egypte, l’Inde, la Croatie (et ses alentours !) et la Slovénie.

2) La dimension internationale

Tout le monde devrait savoir que l’anglais a été adopté comme langue internationale et passe-partout dans le monde entier.

Un coréen et un chinois ne vont pas parler leur langue respective pour se faire comprendre.

Ils vont parler anglais. Tout simplement.

Un touriste italien au Japon saura aussi se débrouiller avec l’anglais.

L’anglais est aussi une excellente porte pour se former dans divers domaines comme l’informatique, le webmarketing, le développement personnel, l’écriture et… les langues, bien sûr !

On trouve peut-être de plus en plus de ressources traduites (ou disponibles) en français sur ces sujets. Mais elles restent limitées comparé aux ressources anglophones.

#34 - Les limites de l’anglais

Même si c’est une langue de base, l’anglais a aussi ses limites.

C’est surtout vrai quand on se rend dans un pays non-anglophone à la base.

On a encore tendance à penser que l’anglais est maîtrisé partout et par tous. Mais on en est encore loin !

J’en ai fait l’expérience en voyage.

A Valencia, par exemple, l’espagnol m’a beaucoup plus servi que l’anglais.

D’ailleurs, les rares fois où j’ai voulu utiliser l’anglais comme “langue de secours”, pas grand monde n’était en mesure de m’aider.

J’ai observé le même phénomène à Budapest, en Hongrie.

Or il s’agit quand même d’une capitale largement fréquentée par des touristes, des étudiants et des expatriés du monde entier toute l’année.

Malgré ça, l’anglais reste très mal maîtrisé (voire pas du tout !) en dehors des zones touristiques.

On peut observer le même phénomène dans d’autres pays non anglophones.

En Chine, la meilleure langue commune reste le mandarin.

Il s’agit en fait du chinois standard, ou leur équivalent de l’anglais chez nous.

D’ailleurs, tous les Chinois ne maîtrisent pas le mandarin à la perfection.

Si vous allez au Sud-Est de la Chine, à Canton, Macao et Hong Kong, le cantonais sera préférable.

Vous pourrez même privilégier le portugais à Macao.

Ce sera la même chose avec les autres langues régionales selon les zones.

En Russie, le russe reste la meilleure option.

Il en est de même en Ukraine, en Biélorussie, au Kazakhstan, en Ouzbékistan et au Tadjikistan.

Et en France ? On peut observer le même phénomène !

Si vous êtes à Paris, en plein quartier touristique, vous saurez vous débrouiller avec l’anglais.

Mais éloignez-vous un peu du centre de Paris. Et voyez si les locaux maîtrisent toujours aussi bien l’anglais.

Faites la même expérience dans un village reculé du Sud de la France.

Vous m’en direz des nouvelles !

Sinon, la maîtrise - même minime ! - de la langue d’un pays qu’on visite est une marque de respect envers les locaux.

Je l’ai constaté les 95 % du temps à Valencia, lorsque je faisais l’effort de parler espagnol avec les locaux.

95 % d’entre eux me félicitaient d’avoir un si bon niveau d’espagnol (pourtant rudimentaire à cette époque !) et me demandaient d’où je venais.

Certains commençaient même à me raconter leur vie. Même si j’étais à peine capable de comprendre 5 % à leur rythme normal.

Comme disait Nelson Mandela :

Si tu parles à un homme dans une langue qu’il comprend, ça va dans sa tête. Si tu lui parles dans sa langue, ça va dans son cœur.

Imaginez. Une touriste japonaise vous demande son chemin.

1) Elle vous parle en anglais.

Vous allez l’aider, mais avec un ton plus ou moins froid. Surtout si vous n’êtes pas spécialement d’humeur ce jour-là.

2) Elle s’efforce de parler français. Même avec un accent assez prononcé, et quelques erreurs.

Vous allez toujours l’aider, mais avec le sourire, cette fois ! Même si vous n’êtes pas d’humeur joviale.

Cette touriste aura fait l’effort de parler votre langue. Et vous verrez ça comme un geste de politesse.

Et bien dites-vous la même chose lorsque vous ferez cet effort une fois sur place.

Bien sûr, certains vous répondront en anglais. Parfois, avec un ton sec voire méprisant.

D’autres vont même vous ignorer.

Il y aura toujours des cons, malheureusement !

Mais il y aura toujours des personnes bienveillantes, prêtes à vous aider et à vous encourager !

#35 - Les langues faciles

Les langues dites “faciles” sont similaires à une langue de référence.

C’est le cas de l’espagnol pour un francophone.

Le français et l’espagnol appartiennent à la même famille.

Ce sont deux langues latines (ou romanes).

Les deux langues partagent le même alphabet (latin), à quelques différences près.

La grammaire, la syntaxe et le mode de pensée sont très similaires.

Le vocabulaire est similaire à 75 % minimum.

Un francophone peut donc “traduire” un texte en espagnol avec une certaine facilité. Même sans en parler un mot.

On peut aussi parler de l’anglais.

On retrouve près de 70 % de mots dérivés du français et du latin.

Le vocabulaire anglais est donc facile à apprendre pour un francophone.

Les similarités d’une langue font toute sa simplicité d’apprentissage.

#36 - Les langues difficiles

A l’inverse des langues dites “faciles”, les langues dites “difficiles” sont des langues différentes par rapport à une langue de référence.

On peut citer le chinois pour un francophone tant c’est un cas d’école.

Le français et le chinois sont très différents.

Le chinois utilise des caractères (ou idéogrammes) à l’écrit. Et non l’alphabet latin.

La prononciation est très différente et se base sur un système tonal.

D’ailleurs, les fameux 5 tons, ça ne vous dit rien ?

Le vocabulaire est aussi différent à 99 %.

Il sera donc difficile de se reposer sur des bases latines, ou proches du français.

Il faudra donc apprendre 99 % des mots, leurs caractères associés et leur transcription pinyin (ou latine avec les tons) de A à Z.

La grammaire et le mode de pensée sont aussi différents.

En chinois, il n’y a pas d’article, ni de genre (masculin / féminin / neutre), de nombre (singulier / pluriel), de déclinaison, de conjugaison et de temps.

On retrouve par contre certaines particularités des langues asiatiques comme :

  • les classificateurs avant chaque nom selon leur type (personnes, petits animaux, machines, objets ronds / plats, étages, etc.)
  • des particules spécifiques en milieu ou fin de phrase (question, conditionnel, passé, exclamation, rhétorique, etc.)

Le français et le chinois sont donc comme le jour et la nuit.

Un francophone aura donc plus de difficultés à apprendre le chinois.

Et un locuteur chinois aura autant de difficultés à apprendre le français de son côté.

#37 - Le vrai avantage des enfants

Plus on est jeune, plus c’est facile d’apprendre !

C’est bien connu !

Les enfants sont donc avantagés.

Et les adultes, à l’inverse, sont pénalisés.

On dit même qu’il y a un certain âge critique.

Certains diront 25 ans. D’autres diront 26.

Les capacités du cerveau régresseraient avec l’âge.

Combien de fois j’ai entendu cette superstition moyenâgeuse ?

Bon, peut-être qu’on n’a pas le même cerveau à 12 ans et à 63 ans. Mais quand même…

En réalité, le vrai problème, ce n’est pas l’âge de notre cerveau.

Le vrai problème, ce sont nos limites mentales.

Un enfant, de sa naissance à l’âge de 3 ans, n’a aucune limite.

Tout est encore possible !

Un enfant en bas âge ne se demande pas si c’est possible ou non d’apprendre une langue. Ni si c’est facile ou non.

Il va le faire, sans se poser de questions.

Il va même prendre ça comme un jeu. D’où l’expression “C’est un jeu d’enfant.”.

Et ça vaut pour tous les domaines de la vie !

Au fil du temps, des limites mentales s’installent avec l’entourage familial, l’école, la société, les mauvaises croyances et les mauvaises expériences.

Un adulte est un enfant qui a grandi avec des limites mentales.

Et c’est là tout le coeur du problème !

Si vous avez connu des mauvais profs d’espagnol, en plus d’avoir collecté des mauvaises notes du collège au lycée, il va être difficile de se considérer comme “bon en espagnol” par la suite.

Un carcan de “nul en espagnol” risque même de s’installer.

A l’inverse, des polyglottes de plus de 70 ans continuent à apprendre des langues. Comme si c’était un jeu d’enfant !

Tout est une question d’approche et de mode de pensée.

Il suffit donc de penser comme un enfant.

Il suffit de ne pas se fixer de limites. Et de se dire que “Tout est (encore) possible !”.

Le problème, c’est qu’il n’est pas toujours facile de briser ces limites mentales, installées après tant d’années.

Ça peut prendre des semaines, voire des mois et des années entières.

Mais une fois ces limites brisées, tout devient (enfin) possible !

#38 - L’effet boule de neige

Voici une règle simple pour exceller dans n’importe quel domaine.

Plus on en sait, plus on est capable de progresser.

Plus on connaît de notes de piano, plus on peut jouer de morceaux.

Plus on connaît de recettes de cuisine, plus on peut en expérimenter d’autres.

Plus on connaît de pas de danse, plus on peut en apprendre et en exécuter de nouveaux.

On appelle ça l’effet boule de neige !

C’est comme quand une boule de neige dévale une pente enneigée, pour devenir de plus en plus grosse !

Et dans le cas des langues :

Plus on connaît de sons, plus on peut en apprendre de nouveaux.

Plus on connaît de lettres d’un alphabet, plus on peut en apprendre de nouvelles.

Plus on connaît de mots de vocabulaire, plus on peut en apprendre de nouveaux.

Plus on connaît de caractères chinois, plus on peut en apprendre de nouveaux.

Plus on connaît de notions de grammaire, plus on peut en apprendre de nouvelles.

Et surtout, plus on maîtrise de langues, plus il est simple d’en apprendre de nouvelles.

Ça explique donc pourquoi les polyglottes sont avantagés selon leur nombre de langues maîtrisées.

#39 - Voyager et apprendre une langue

Il n’y a pas besoin de voyager pour apprendre une langue.

D’ailleurs, on peut aussi bien voyager sans apprendre la langue du pays.

On peut passer 3 mois à Tokyo, et ne parler aucun mot (ou presque !) de japonais au retour.

Il suffit de rester entre francophones. Ou bien entre étrangers. Et de parler anglais pour “se débrouiller” sur place avec les locaux.

J’en connais même qui maîtrisent mal (voire pas du tout !) la langue française, après avoir séjourné des années entières dans le pays.

On peut aussi passer 2 semaines à Berlin, et faire bien plus de progrès en allemand qu’en 5 ans de collège-lycée.

Il suffit de se prendre au jeu. Et de parler la langue locale un maximum.

Même si on doit enchaîner les erreurs au début.

Le meilleur exemple à donner, c’est celui du célèbre polyglotte Benny Lewis, qui a appris deux langues de deux manières :

  • le portugais (brésilien), en 9 mois en totale immersion à Rio de Janeiro
  • l’arabe égyptien en 2 mois, grâce à Skype, et toujours au même endroit !

Pour ma part, j’ai aussi appris à parler anglais couramment, sans même avoir mis les pieds dans un seul pays anglophone jusqu’à maintenant.

Je me souviendrai aussi d’un échange linguistique en anglais autour d’une bière, avec des gens de toute nationalité confondue.

Le français n’était pas leur langue la mieux maîtrisée. Mais au moins, ils s’étaient tous donné les moyens pour maîtriser la langue locale.

Voyager ne suffit donc pas à maîtriser une langue.

On peut apprendre cette langue sans même bouger de chez soi.

Il suffit de s’en donner les moyens. Et de le vouloir ! Vraiment !

#40 - L’approche scolaire des langues

Si l’enseignement des langues à l’école était si efficace - du moins en France -, ça se saurait.

On serait tous bilingues (avec une LV1) voire trilingues (avec une LV2) à la fin du collège.

On serait même quadrilingues (avec une LV3 bien choisie) à la sortie du lycée.

Et les étudiants en langues, alors ?

Ce seraient des Benny Lewis en puissance à la sortie de l’université.

Or on est encore bien loin du résultat !

On n’arrive déjà pas à atteindre le niveau bilingue (rien qu’en anglais !) en fin de collège. Et c’est normal !

L’enseignement des langues, qui se base sur une approche scolaire “traditionnelle”, privilégie l’aspect théorique.

On préfère se concentrer sur la grammaire, l’écrit et la lecture plutôt que l’oral.

On enseigne une langue dite “vivante” comme on enseigne le latin ou le grec ancien.

On enseigne une langue comme on enseigne les maths et la physique.

On nous apprend une règle de grammaire comme on nous apprend un théorème en maths ou une loi en physique-chimie.

On nous apprend des phrases bidons du genre “My taylor is NOT rich.” (“Mon tailleur n’est pas riche.”) ou “The elephants are drinking milk.” (“Les éléphants boivent du lait.”).

Et non des phrases utiles comme “I would like a Coke.” (“Je voudrais un Coca.”) ou “How can I get to the Empire State Building ?” (“Comment aller à l’Empire State Building ?”).

Et si on nous fait pas répéter des mots et des phrases bidons (souvent dictés par des vieux magnétophones de -2 560 avant J.C.) comme des moutons depressifs au bord d’une falaise, on nous fait étudier des textes d’un ennui à faire passer un épisode de Maigret pour un film des Avengers.

Il n’est donc pas question d’être opérationnel, une fois dans les rues de New York.

Or le premier but d’une langue est d’être parlée. Pas d’être écrite !

Dans tous les cas, des connaissances académiques d’une langue ne vaudra jamais des secondes de pratique en situation réelle.


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