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Le tutoiement et la politesse

Dans certains pays, il est (très) mal vu de tutoyer un inconnu.

C'est notamment le cas en France, en Allemagne, au Japon et en Corée du Sud.

C'est encore plus vrai quand on se trouve face à une personne âgée ou d'un certain rang. Comme un professeur, un médecin ou un ministre.

Or le tutoiement n'est pas qu'un simple geste déplacé pour manquer volontairement de respect à quelqu'un. Ni pour passer pour un gros rustre.

Dans certaines cultures, il est courant de tutoyer les inconnus dans la rue.

En Tunisie, j'étais surpris de voir un bon nombre de gens qui m'abordaient par un "Salut ! Ça va, chef ?". Même si je ne les avais jamais rencontrés avant.

Mais j'ai vite compris qu'il s'agissait d'un geste de rapprochement.

D'ailleurs, quand on vouvoie une personne, ce n'est pas seulement par politesse.

C'est aussi pour marquer une certaine distance.

Certaines familles en arrivent à instaurer une telle règle, encore aujourd'hui.

J'ai observé le même phénomène à Valencia, en Espagne.

Là-bas, personne n'était en mesure de me vouvoyer.

C'était peut-être à cause de mon âge.

A cette époque, j'avais encore 25 ans.

Leurs phrases étaient aussi très directes.

On pouvait les traduire par :

Bien sûr, le ton était plutôt agréable en contrepartie.

Dans certaines langues, le problème ne se pose même pas.

C'est le cas en anglais, où le tutoiement et le vouvoiement n'existent tout simplement pas.

On utilise le pronom you pour "tu", "vous", et même "on" !

Et on ne fait aucune distinction avec le singulier et le pluriel.

D'ailleurs, ça n'empêche pas de traduire le "vouvoiement" par des formules de politesse au conditionnel. Comme dans toutes les langues, d'ailleurs.

En espéranto, c'est la même avec le pronom vi.

D'ailleurs, le but de cette langue est de mettre tout le monde sur un pied d'égalité. D'où l'absence de "tutoiement" et de "vouvoiement" à proprement parler.

Sinon, le vouvoiement peut aussi être (très) mal vu dans certaines situations.

Je vous déconseille par exemple de vouvoyer un jeune étudiant.

De la même manière, vouvoyer un jeune enfant, ça fait plutôt bizarre.

Et ce ne sera pas le meilleur moyen d'attirer son attention !

Prenez l'exemple des membres des ONGs qui abordent les gens dans la rue pour des dons.

Ils n'hésitent pas à tutoyer les plus jeunes.

Maintenant, vous savez pourquoi !


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