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Les limites de l'anglais en voyage

Même si l'anglais est une langue de base, l'anglais a aussi ses limites.

C'est surtout vrai quand on se rend dans un pays non-anglophone à la base.

On a encore tendance à penser que l'anglais est maîtrisé partout et par tous. Mais on en est encore loin !

J'en ai fait l'expérience en voyage.

A Valencia, par exemple, l'espagnol m'a beaucoup plus servi que l'anglais.

D'ailleurs, les rares fois où j'ai voulu utiliser l'anglais comme "langue de secours", pas grand monde n'était en mesure de m'aider.

J'ai observé le même phénomène à Budapest, en Hongrie.

Or il s'agit quand même d'une capitale largement fréquentée par des touristes, des étudiants et des expatriés du monde entier, toute l'année.

Malgré ça, l'anglais reste très mal maîtrisé en dehors des zones touristiques.

On peut observer le même phénomène dans d'autres pays non anglophones.

En Chine, la meilleure langue commune reste le mandarin.

Il s'agit en fait du chinois standard. Ou leur équivalent de l'anglais chez nous.

D'ailleurs, tous les Chinois ne maîtrisent pas le mandarin à la perfection.

Si vous allez au Sud-Est de la Chine, à Canton, Macao et Hong Kong, le cantonais sera préférable.

Vous pourrez même privilégier le portugais à Macao.

Ce sera la même chose avec les autres langues régionales selon les zones.

En Russie, le russe reste la meilleure option.

Il en est de même en Ukraine, en Biélorussie, au Kazakhstan, en Ouzbékistan et au Tadjikistan.

Et en France ? On peut observer le même phénomène !

Si vous êtes à Paris, en plein quartier touristique, vous saurez vous débrouiller avec l'anglais.

Mais éloignez-vous un peu du centre de Paris. Et voyez si les locaux maîtrisent toujours aussi bien l'anglais.

Faites la même expérience dans un village reculé du Sud de la France. Vous m'en direz des nouvelles !

Sinon, la maîtrise, même minime, de la langue d'un pays qu'on visite, est une marque de respect envers les locaux.

Je l'ai constaté les 95 % du temps à Valencia, lorsque je faisais l'effort de parler espagnol avec les locaux.

95 % d'entre eux me félicitaient d'avoir un si bon niveau d'espagnol (pourtant rudimentaire à cette époque !) et me demandaient d'où je venais.

Certains commençaient même à me raconter leur vie. Même si j'étais à peine capable de comprendre 5 % à leur rythme normal.

Comme disait Nelson Mandela :

Si tu parles à un homme dans une langue qu'il comprend, ça va dans sa tête.
Si tu lui parles dans sa langue, ça va dans son cœur.

Imaginez. Une touriste japonaise vous demande son chemin.

1) Elle vous parle en anglais.

Vous allez l'aider, mais avec un ton plus ou moins froid. Surtout si vous n'êtes pas spécialement d'humeur ce jour-là.

2) Elle s'efforce de parler français. Même avec un accent assez prononcé, et quelques erreurs.

Vous allez toujours l'aider, mais avec le sourire, cette fois ! Même si vous n'êtes pas d'humeur joviale.

Cette touriste aura fait l'effort de parler votre langue. Et vous verrez ça comme un geste de politesse.

Et bien dites-vous la même chose lorsque vous ferez cet effort, une fois sur place.

Bien sûr, certains vous répondront en anglais. Parfois, avec un ton sec voire méprisant.

D'autres vont même vous ignorer.

Il y aura toujours des cons, malheureusement !

Mais il y aura toujours des personnes bienveillantes, prêtes à vous aider et à vous encourager !


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