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Evoluer est un choix personnel

L'évolution est un choix personnel avant tout.

On ne peut pas changer une personne qui ne veut pas changer.

Ça revient à faire avancer un âne en lui donnant des coups de bâton.

Tant que l'âne ne voudra pas avancer, il n'avancera pas.

Il sera même tenté de reculer.

Demandez à un alcoolique d'arrêter de boire.

Tant qu'il ne décidera pas d'arrêter de lui-même, ce sera peine perdue.

Essayez de changer le caractère d'une personne, sa mentalité et ses habitudes.

Vous aurez beau lui faire toutes les remarques, ça ne suffira pas à la changer.

Demandez à un obèse paresseux de se bouger et de se mettre au sport.

Tant qu'il ne décidera pas de bouger, n'espérez pas en faire un champion olympique.

Vous l'aurez compris, vouloir changer une personne qui veut rester la même est l'une des pires manières de perdre son temps et son énergie.

On peut même finir par y laisser sa vie.

Le mieux, c'est de laisser ces personnes évoluer dans leur coin. Et de s'en défaire s'il le faut.


La loi de la meute

Quand on veut être accepté dans un groupe, on fait tout pour s'y conformer.

On s'oblige à suivre ses codes et ses idées. Même s'ils sont à l'opposé de notre mode de pensée.

On est même prêt à se sacrifier. Jusqu'à oublier d'être soi. Et de vivre sa vie comme il se devrait.

On a tous ce besoin d'appartenance. C'est humain.

On a aussi cette peur du rejet. Et de finir au pire comme un paria.

On est comme des loups qui veulent être acceptés dans une meute.

Sinon, on aura peu de chances de survivre. Même si on est un loup solitaire et de nature débrouillarde.

On peut observer ce phénomène dès la maternelle.

Et c'est d'autant plus flagrant dès le collège et l'adolescence.

On se sent obligé de boire et de fumer comme les copains.

Ça peut même aller jusqu'aux drogues dures.

On se sent obligé d'aimer le foot. Et de porter des chaussures et des vêtements de marque.

On se sent obligé de regarder telle série, tel film ou telle émission télé.

On se sent obligé de jouer à tel jeu vidéo.

Parce que si on ne le fait pas, on n'aura pas de point commun. Ni de sujet de conversation sous la main.

On sera donc automatiquement écarté.

Si on ne boit pas, on ne sera pas drôle.

Si on ne fume pas, on ne pourra pas se donner une image de mec ou de nana cool.

Et si on a le malheur d'aimer le golf et la musique classique ? On passera au mieux pour un extra-terrestre.

Sauf si ça fait partie des centres d'intérêt du groupe, bien entendu.

On est même prêt à commettre de mauvais actes. Même si c'est à l'encontre de notre nature.

Et même si on risque de s'attirer des problèmes qui n'ont même pas lieu d'exister.

Parce que si on ne le fait pas, on passera pour un lâche. Et aussi une personne indigne de confiance.

On se sent même obligé de fréquenter des personnes qu'on n'a pas spécialement envie de fréquenter.

Mais on n'est pas obligé non plus d'être un pantin, prêt à rejoindre une secte, en laissant son cerveau dans les vestiaires à l'entrée.

On n'est pas obligé de plaire à un groupe en imitant tous ses membres.

On n'est pas obligé de devenir un clone de clone.

On n'est pas obligé de vendre son âme pour les autres.

Appartenir à un groupe, c'est bien.

C'est même un besoin humain.

Mais si ce groupe ne correspond pas à nos valeurs, autant s'en écarter.

Il vaudra mieux se diriger vers un autre, qui correspondra plus à notre vraie nature.

Sinon, mieux vaut être seul que mal entouré.


La règle du trône

On peut être impressionné par certaines personnes au vu de leur statut.

On doit ainsi plus de respect envers notre prof de maths, notre patron ou le Président de la République qu'envers la femme de ménage, la caissière ou le nouveau stagiaire de 20 ans.

Du moins, c'est cette notion de statut qui nous donne cette illusion.

Et pourtant, nous sommes TOUS logés à la même enseigne, en tant qu'êtres humains.

Parce qu'on finit TOUS par pousser la porte des toilettes à un moment ou à un autre. Et par s'asseoir sur une cuvette quand le moment se présente.

Que l'on soit une femme de ménage, un ouvrier chez Renault, un prof de maths, un avocat, un médecin, un patron, Donald Trump, Bill Gates, Beyoncé ou la reine Elizabeth II, on finit TOUS sur le trône ! Même s'il est en or massif et orné de diamants !

C'est donc bon à savoir si vous êtes impressionné par votre prof, votre patron ou votre star préférée.

Ce sera bon à savoir le jour où vous aurez l'occasion de serrer la main à un dirigeant.

Ce sera bon à savoir le jour où vous présenterez un projet devant un jury de profs et de spécialistes, dont certains joueront à merveille leur rôle de détracteur.

Ce sera bon à savoir quand vous serez face à un recruteur imposant lors d'un entretien important. Surtout s'il a décidé de jouer son rôle de mauvais flic.

Il vous suffira d'imaginer ces personnes sur leur trône pour les ramener à votre niveau. Et ça ira beaucoup mieux après !

Après tout, ce sont des êtres humains comme vous et moi.


L'effet boule de neige

Voici une règle simple pour exceller dans n'importe quel domaine.

Plus on en sait, plus on est capable de progresser.

Plus on connaît de notes de piano, plus on peut jouer de morceaux.

Plus on connaît de recettes de cuisine, plus on peut en expérimenter d'autres.

Plus on connaît de pas de danse, plus on peut en apprendre et en exécuter de nouveaux.

On appelle ça l'effet boule de neige !

C'est comme quand une boule de neige dévale une pente enneigée, pour devenir de plus en plus grosse !

Et dans le cas des langues :

Plus on connaît de sons, plus on peut en apprendre de nouveaux.

Plus on connaît de lettres d'un alphabet, plus on peut en apprendre de nouvelles.

Plus on connaît de mots de vocabulaire, plus on peut en apprendre de nouveaux.

Plus on connaît de caractères chinois, plus on peut en apprendre de nouveaux.

Plus on connaît de notions de grammaire, plus on peut en apprendre de nouvelles.

Et surtout, plus on maîtrise de langues, plus il est simple d'en apprendre de nouvelles.

Ça explique pourquoi les polyglottes sont avantagés selon leur nombre de langues maîtrisées.


L'amour inconditionnel

L'amour est une notion abstraite, mais qui nous concerne tous.

L'amour est une émotion de base.

C'est même l'émotion fondatrice. Et la plus agréable de toutes.

L'amour est la base même de toute forme de vie.

L'amour concerne les êtres humains et les animaux. Mais il concerne aussi les végétaux et les minéraux.

Oui, les minéraux sont des êtres vivants !

D'ailleurs, on peut aussi donner de l'amour pour un objet, une passion, une ville, un pays, une planète, une religion ou une culture.

On en a aussi tous besoin. Sans quoi, on ne trouvera plus aucune raison de vivre.

Le problème, c'est que la définition du mot "amour" est souvent biaisée. Voire (très) mal comprise.

Quand on parle d'amour, on voit d'emblée un coeur en guise de symbole.

D'ailleurs, on dit aussi que le coeur est le siège de l'amour.

Ceci explique cela.

Seulement, l'amour ne se résume pas à des clichés romantiques niais, avec des roses et un violon qui grince en bruit de fond.

L'amour ne se limite pas à une relation de couple, aussi passionnelle soit-elle. Surtout à ses débuts.

L'amour se résume encore moins au sexe.

Ceux qui se basent sur une telle définition n'ont déjà rien compris au sens du mot "vie".

D'ailleurs, un acte sexuel ne se fait pas toujours dans l'amour.

L'amour, au sens vrai, n'est pas un amour conditionnel.

Il ne s'agit pas d'aimer une personne pour son physique.

Il ne s'agit pas d'aimer un gendre parce qu'il prend bien soin de notre fille.

Il ne s'agit pas d'aimer une personne pour son statut social. Ni pour sa situation financière.

Il ne s'agit pas d'aimer un enfant parce qu'il rapporte de bonnes notes à l'école. Ni parce qu'il obéit comme un bon petit soldat.

L'amour, au sens vrai, est un amour inconditionnel.

L'amour, au sens vrai, ça consiste à aimer une personne malgré son apparence, son âge, ses origines, ses croyances, son statut social, son caractère, ses idées, son niveau d'intelligence, ses compétences, ses habitudes, son parcours, ses échecs et ses relations.

Et ce, même s'il y a un paquet de défauts à relever dans tous ces aspects.

On insistera plutôt sur ses qualités, justement.

D'ailleurs, aimer une personne ne se résume pas à l'aimer au sens romantique du terme.

Ça consiste tout simplement à l'accepter telle qu'elle est.

Pensez à une mère qui aime vraiment son enfant.

Pensez à un maître qui aime vraiment son animal.

Quand on aime vraiment une personne, on l'accepte sans la juger.

On est prêt à faire plus d'efforts pour elle.

On est même prêt à la défendre si quelqu'un avait le malheur de lui trouver des défauts ou de lui nuire.

Ce sera tout l'inverse pour une personne qu'on n'aime pas vraiment. Voire pas du tout.

Quand on aime vraiment un pays, on l'adule comme si c'était la Sainte Terre Promise. Même si on connaît tout l'envers du décor.

On insistera au contraire sur tous ses aspects positifs.

On peut aussi avoir un amour inconditionnel pour soi.

Ça consiste simplement à s'accepter comme on est, sans se juger sur ses défauts et ses casseroles du passé.

On se trouvera au contraire des qualités et des réussites. Mais aussi des moyens d'évoluer dans le bon sens.

Et c'est ce que je vous invite à faire dès maintenant.

Quand on parle d'amour inconditionnel, on parle d'acceptation sans jugement. Le tout, dans la beauté et la bienveillance.


Les meilleurs films

Les meilleurs films ne se contentent pas des meilleurs acteurs.

Au mieux, le résultat sera un bon casting. Mais pas forcément un bon film.

Les meilleurs films ne se contentent pas des meilleurs effets spéciaux.

Au mieux, ce seront de bonnes démos techniques. Mais pas forcément des bons films, encore une fois.

Les meilleurs films ne sont pas les films au plus gros budget.

Un film à gros budget ne suffit pas à acheter un public. Même s'il représente des centaines de millions. Surtout si le résultat final est décevant.

Les meilleurs films ne sont pas les plus plébiscités par les médias.

Ce serait trop facile, sinon !

Le meilleur moyen de voir si un film mérite un tel tapage, c'est de le vérifier par soi-même.

Les meilleurs films ont la meilleure réalisation.

Les meilleurs films respectent un gage de qualité sur l'ensemble de leurs aspects. Qu'il s'agisse des effets spéciaux, du montage, du scénario, des personnages, du casting et de la bande originale.

Les meilleurs films nous donnent l'impression d'en avoir pour notre argent. Surtout quand on paye sa place au prix fort.

Les meilleurs films, ce sont les films qu'on n'hésitera pas à revoir. Même si on doit repayer sa place.


Les lettres d'appréciation

Quand on juge un film, un jeu vidéo, un livre ou un spectacle, on peut le juger d'une manière globale. En disant qu'il est soit "trop bien". Soit "trop nul".

Mais il y a aussi un juste milieu.

Et on peut aussi nuancer son jugement sur une échelle de notation. Un peu à la manière du système francophone, avec les notes sur 20.

On utilise aussi des pourcentages avec une notation sur 100 dans certains pays. C'est notamment le cas au Japon.

Mais il existe aussi le système anglo-saxon (A-B-C-D), qu'on retrouve à l'école primaire.

On le retrouve aussi dans certaines grandes écoles.

On peut aussi l'étendre, en allant de F à X :

F - Nul

Le film est d'une qualité déplorable dans l'ensemble. Il fera donc partie des pires films. (entre 0 et 3 sur 20)

E - Très Mauvais

Le film est un nanar au sens propre. Mais il y a toujours pire ! (entre 4 et 6 sur 20)

D - Mauvais

Le film est mauvais dans le sens de décevant. Et c'est bien dommage qu'il ne mérite pas la moyenne ! (entre 7 et 9 sur 20)

C - Moyen

Le film n'est ni trop bon, ni trop mauvais. Il est juste passable. (entre 10 et 13 sur 20)

B - Bien

Le film est bien, mais sans plus ! C'est un film agréable dans l'ensemble. Mais il n'y a pas de quoi hurler non plus ! (entre 14 et 15)

A - Très Bien

Le film est très bon dans l'ensemble. Il manque juste quelques (petits) détails pour atteindre l'excellence. Mais on en a au moins pour son argent ! (entre 16 et 17)

S - Excellent

Le film est excellent dans l'ensemble. Et il fera partie des meilleurs films ! C'est l'équivalent des félicitations du jury au bac. (entre 18 et 19)

X - Exceptionnel

Le film a dépassé le stade de l'excellence. On a là l'équivalent du tableau d'honneur dans le monde du cinéma. Le film figurera à coup sûr dans un top 10 ! (entre 19,5 et 20)

Bien entendu, ces critères de notation sont personnels.

Quelqu'un peut trouver un film excellent comme un autre peut le trouver exécrable.

Tout dépend des goûts de chacun.

Dans tous les cas, ces critères restent un bon moyen de jauger son appréciation.


La notion de richesse

Quand on parle de richesse, on l'associe souvent à l'argent.

Mais la richesse ne se limite pas à un aspect financier.

Le soleil peut être vu comme une forme de richesse.

En effet, on n'est pas tous logés à la même enseigne pour ce qui est d'un climat ensoleillé, où il fait beau (ou presque !) toute l'année.

Une famille nombreuse et soudée peut être considérée comme une forme de richesse.

Là aussi, la situation familiale n'est pas la même pour tout le monde.

La nature peut être vue comme une forme de richesse.

Là encore, on n'a pas tous le luxe de vivre en pleine campagne, près d'une forêt, en montagne ou en bord de mer.

Nos connaissances peuvent être considérées comme une forme de richesse.

Certains les résument même en un diplôme.

La culture d'un pays peut faire toute sa richesse.

On peut donc considérer l'Inde, la Chine et la Grèce comme des pays culturellement riches, avec des milliers d'années d'histoire.

Et on peut en dire autant avec l'Italie, l'Espagne, la France et les Etats-Unis.

La notion de richesse est donc relative.


Le besoin de choisir

Dans la vie, il faut toujours faire des choix.

On ne peut pas tout avoir. Dans une vie comme là, maintenant, tout de suite !

On ne peut pas avoir voyagé dans tous les pays du monde. Et encore moins dans tous les recoins !

On ne peut pas être médecin, avocat, ingénieur et boulanger en même temps ! Ni dans une vie !

Si on souhaite exceller dans un sport, il va falloir choisir entre le tir à l'arc, le karaté et le tennis.

Si on souhaite maîtriser un instrument de musique, il va falloir choisir entre le piano, le violon et la clarinette.

Une vie ne suffit pas pour connaître toutes les séries, tous les films, tous les jeux vidéo, tous les romans, tous les mangas et toutes les bandes dessinées. Sans parler des nouveautés qui sortent chaque jour !

Et on a tous 24 heures dans une journée.

Bref, il y a un moment pour tout. Et il y a une vie pour tout.

Le besoin de choisir est donc naturel.


Le jeu des séries

On nous a tous conseillé une série. Et on a fini par la regarder.

C'est la même chose avec les films, les mangas, les comics, les jeux vidéo, etc.

On l'a tous fait ! Moi y compris !

Mais vous pouvez aussi ne pas être attiré par telle ou telle série.

Vous n'avez pas l'intention de la regarder, de toute façon. Et vous avez bien raison !

Après tout, vous n'êtes pas obligé d'imiter votre collègue, votre voisin ou un groupe.

Et si vous avez terminé cette série ? Un problème risque de se poser.

On vous demandera : "Ah oui, et au fait, tu connais la série X ?".

Sauf que vous n'en avez jamais entendu parler. Et c'est normal !

Une vie entière ne suffirait pas pour voir toutes les séries, en plus des nouvelles, qui débarquent chaque jour.

Et puis, de toute façon, une sélection naturelle se fait selon nos goûts personnels.

Le mieux est donc d'arrêter de jouer au jeu des séries, car on finit toujours par perdre à un moment.

Le mieux est de regarder les séries qui vous intéressent vraiment.

Et vous n'avez pas besoin de l'avis des autres pour ça.


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